October 2019

Les réseaux sociaux au chevet du patrimoine des territoires



Cela fait un peu plus d'un mois qu'Urgences Patrimoine a pris en charge l'épineux dossier de sauvegarde de la maison d'Orpierre.

Un mois de travail acharné, souvent dans l'ombre, avec de grands moments de découragement, de doute et d’incompréhension.

Un mois de collaboration quotidienne avec la Présidente de l'Association des Amis d'Orpierre, pour qui la sauvegarde d'une des plus belles maisons de son village natal était une priorité absolue.

Cette maison était condamnée à la démolition, car frappée de plusieurs arrêtés de péril délivrés par la Mairie. La propriétaire, âgée de 78 ans et n'ayant pas les moyens de faire les travaux, ne pouvait que se résoudre à accepter à contre cœur que sa maison soit démolie pour des raisons de sécurité publique.

Il fallait agir vite, puisque la date d'expiration de l'état de péril était le 31 octobre. Un mois pour trouver une solution et surtout assurer l'avenir et la pérennité de cette maison située en plein cœur du village médiéval et dont la destruction risquait d'entraîner la fragilisation de toutes les maisons voisines.

L'idée m'est venue, avec l'accord de la propriétaire, de diffuser une annonce sur les réseaux sociaux proposant la vente de la maison pour 1 euro symbolique — vente assortie, bien entendu, d’une obligation de travaux.

Il fallait trouver un repreneur suffisamment réactif pour réaliser les travaux de mise en sécurité avant le 31 octobre et qui avait également la possibilité de faire réaliser une étude par un bureau d'étude structure, comme le demandait la commune pour faire lever le péril.

Tâche impossible pour le commun des mortels, mais impossible ne fait pas partie de mon vocabulaire : alors nous avons lancé notre appel.
Immédiatement, plus d'une dizaine de candidats à la reprise s’est fait connaître. Après de nombreux échanges de mails ou de coups de téléphone, ils étaient nombreux à vouloir venir visiter. Pour des raisons occultes, un seul est venu visiter la maison. Mais peu importe, un seul suffisait.

C'est à ce moment-là que la Maire d'Orpierre m'a contactée : je lui garantissais qu'Urgences Patrimoine trouverait une solution pour sauver cette maison de la démolition.

Hélas, la Maire ne nous a pas fait confiance, puisqu'au moment même où nous attendions l'engagement définitif du repreneur alors en lice, elle demandait à la propriétaire de la mandater comme "donneur d'ordre exclusif" afin de lancer l'étude qui allait signer définitivement l'arrêt de mort de la maison.

Nous étions déconcertés en apprenant cette nouvelle, et nous l’étions d'autant plus que le repreneur qui, pourtant, semblait inquiet de ne pas avoir la maison, nous laissait tomber sans un mot La Présidente des Amis d'Orpierre et moi-même étions à la limite du désespoir. Nous avions échoué. Que devions-nous faire ? Nous résigner à voir disparaître ce merveilleux témoin de l'Histoire locale ou continuer coûte que coûte ?

Nous avons décidé de continuer "dans l'ombre", car il était évident que quelqu'un décourageait systématiquement chacun des candidats à la reprise. J'ai publié à ce moment-là le "Requiem pour Orpierre", annonçant la mort prochaine de l'édifice n'ayant eu aucun repreneur sérieux et nous annoncions ainsi notre échec.

Mais le plus heureux des hasards a fait que cette publication a tout relancé. Et c’est ainsi que nous avons trouvé LE repreneur idéal. Hélas tout était à présent très compliqué puisque la Mairie avait pris attache avec le bureau d'étude structure et l'avait mandaté pour la démolition. Démolition estimée environ 100.000 euros, à la charge de la propriétaire. Si la propriétaire avait eu 100.000 euros, elle aurait fait des travaux pour sauver sa maison. Donc, cette somme aurait dû être avancée par la commune qui ensuite se serait retournée contre la propriétaire. On imagine bien la complexité de l'affaire et surtout sa longueur si cela avait eu lieu.

Peu importe, nous avons fait comme si nous n'étions au courant de rien. Un peu comme les chevaux à qui l'ont met des œillères afin de ne pas les déconcentrer pour qu'ils gagnent une course.

Notre course était un "contre la montre" épuisant, mais peu importe, nous voulions la gagner.

Notre repreneur providentiel est venu visiter et il a aimé. Aimé la maison, aimé le village et il ne s'est surtout pas laissé impressionner par le "mic-mac" administratif.

Nous n'avions, de notre côté, plus aucun contact avec la Mairie et il était difficile de joindre la Préfète. Peu importe, j'ai "poussé la porte du Sénat" et Madame la Sénatrice des Hautes-Alpes, très impliquée dans la sauvegarde du patrimoine de son département, a tout de suite accepté de servir de "médiateur" entre nous et les toutes les instances administratives. Nous ne demandions bien entendu aucune faveur, à part celle d'être pris au sérieux. Nous avions la solution pour sauver ce patrimoine, la solution pour que tout ce qui était demandé par la Mairie pour lever le péril soit mis en place avant la fameuse date du 31 octobre : il fallait juste que nous soyons entendus.

Pendant ce temps, le repreneur se rendait sur place afin de faire les premiers travaux de mise en sécurité et l’avocate de la propriétaire écrivait à la Mairie pour officialiser notre démarche et la reprise de la maison.

À l'heure où j'écris ses lignes, nous savons que la victoire n'est plus très loin. Notre repreneur a rencontré Madame le Maire et il est en train de lui communiquer les dernières pièces demandées pour la levée du péril. La propriétaire, pour sa part, a demandé à son notaire de rédiger l'acte de vente pour l'euro symbolique.

Nous sommes très proches de pouvoir annoncer que nous avons réussi à sauver cette maison, mais, par prudence, je ne le ferai que lorsque le péril sera levé et le compromis de vente signé.

Avec un peu de bonne volonté, cette affaire aurait pu être réglée en à peine dix jours, mais la "guerre des nerfs" aura duré un mois. Un mois d'interrogation, un mois de travail sans relâche dans l'ombre, un mois d'insomnies....

Si seulement les Élus pouvaient avoir un peu de respect pour des associations comme la nôtre, les choses seraient tellement plus simples. Car il est important de rappeler que notre but n'est pas d'agir contre eux, mais avec eux et pour eux.

Peu importe : seul le résultat compte et nous sommes heureux de ce dénouement, car le patrimoine sort gagnant.

Enfin, nous pouvons remercier la "magie des réseaux sociaux", car contrairement à ce que j'ai pu lire dans un article publié dans le journal du village, ce sont bien ces réseaux "virtuels" qui ont rendu possible cette sauvegarde impossible.

Pour conclure, je rappellerai juste cette célèbre phrase du Général de Gaulle : "Entre possible et impossible, il y a deux lettres et un état d'esprit ! Mais pour Orpierre je me permettrai de rajouter : deux lettres, un état d'esprit et Urgences Patrimoine !

« La raison du plus riche est toujours la meilleure, nous l’allons montrer tout à l’heure »


Au départ, je souhaitais donner comme titre à cette publication « Au bal des faux-culs, nous n’avons pas dansé », mais comme ce n’était pas très « politiquement correct », j’ai préféré détourner légèrement cette petite phrase de La Fontaine.

Le Salon International du Patrimoine au Carrousel du Louvre vient de fermer ses portes et je tenais à donner mon modeste avis sur cette incontournable manifestation où sont présents tous les acteurs du patrimoine et de sa sauvegarde.

Tous ? Non, pas nous. Après avoir été la « révélation » du Salon en 2015, alors que nous avions un an d’existence et répété l’expérience en 2016, depuis trois ans nous ne faisons plus partie du « casting ».

Serait-ce parce que nos actions ne sont pas assez importantes, pas assez visibles ? Je ne le pense pas, car en faisant le bilan chaque année, tous ceux qui nous suivent depuis cinq ans ont pu constater la somme des combats menés, des sauvegardes accomplies et des missions réalisées.

Certes, il y a eu quelques fausses notes, des symphonies plus ou moins inachevées, mais nous maintenons tout de même un certain tempo et nous allons même crescendo !!!

Sauf que nous n’existons pas grâce aux subventions publiques, ni même grâce à nos adhésions — qui, rappelons-le, sont à 5 euros pour le montant de base. Quand on sait qu’une lettre recommandée avec AR coûte plus de cinq euros, tout un chacun peut s’imaginer que le montant des cotisations ne peut nous mener loin.

Tout ça pour dire, qu’effectivement, notre modèle économique est « discutable », mais cela ne nous a jamais empêché d’agir sans relâche et de façon totalement désintéressée. À nous maintenant de « séduire » des mécènes intelligents qui souhaitent financer une « équipe qui bouge » et qui les met en valeur.

Notre premier Salon, c’est moi qui l’avais financé avec mes propres deniers, car notre association étant née sur les réseaux sociaux, il me semblait judicieux de figurer en ces lieux, afin de passer du virtuel au réel. Et j’avoue que je n’ai jamais regretté cette décision.

En 2016, nous réunissions 40% du montant des frais du Salon grâce aux dons de quelques adhérents, le reste, toujours financé par moi.
Ce millésime fut riche de rencontres, notamment entre les délégués d’Urgences Patrimoine venus de la France entière. Une jolie façon de fédérer un peu plus « les troupes ». En revanche, ce fut aussi l’occasion pour certains de se servir de nous pour « vendre » leur propre association, ou leur entreprise sans dépenser un centime.

En terme de retombées économiques pour nous, le Salon n’a eu aucun intérêt. N’étant pas du genre à tendre un bulletin d’adhésion à chaque visiteur venu poser une question comme il est de bon ton de le faire ailleurs, nous ne pouvons pas dire que ce lieu est une manne financière pour Urgences Patrimoine.

En revanche, cela ne fait aucun doute, il faut être présent si l’on veut prétendre exister dans « l’univers impitoyable » de la sauvegarde du patrimoine. D’où mon constat de ce jour. En France, on ne juge pas la valeur de quelqu’un par rapport à son activisme et ses résultats, mais uniquement à l’argent généré.

Soit, je m’incline et sans aucune amertume j’assume totalement d’être reléguée au rang des « petits, des sans grades ».

Je laisse volontiers les riches représentants de la sauvegarde du patrimoine continuer à nous mépriser. SI cela m’a beaucoup affecté à nos débuts — je pensais alors que nous pourrions tous unir nos talents dans le seul but d’assurer un peu plus l’avenir du patrimoine —, aujourd’hui, cela me laisse de marbre.

J’ai vu passer sur les réseaux sociaux de nombreuses publications concernant l’édition 2019 du Salon. En fait, à part quelques rares publications sensées de certains artisans, toutes les autres étaient dédiées au passage de Monsieur Bern en compagnie de la Première Dame. En fait, si je comprends bien « si tu n’as pas fait ton selfie avec Stéphane et Brigitte , t’as raté ta vie »…

Soit, alors j’ai sans doute raté la mienne…

Quoiqu’il en soit, encore une fois, je ne veux en aucune façon dénigrer ce Salon, car je pense vraiment qu’il est une merveilleuse vitrine pour les artisans, les artisans d’art et les entreprises qui ont quelques sous pour être présents.

Mais il est important de rappeler que le talent ne se mesure pas forcément au compte en banque et qu’il y a partout en France, et en particulier dans nos territoires, des artisans remarquables, mais qui n’ont pas la possibilité de s’offrir un stand au Carrousel du Louvre et de se payer cinq nuits d’hôtel à Paris.

Mais oui au fait, je parle d’argent, mais combien ça coûte ?Pour avoir un stand d’une surface convenable il faut compter 6000 euros. Rajoutez à cela, l’habillage du stand, l’éventuelle déco, les flyers imprimés pour l’occasion, les repas du midi et du soir et les cinq nuits d’hôtel, vous arrivez « à la louche » à 8000 euros. C’est en tout cas ce que nous avait coûté l’édition 2016. Au passage, merci au Directeur du salon qui avait accepté un paiement en plusieurs fois, parce que sortir une telle somme pour nous d’un coup était impossible.

À ce sujet en « coulisse », j’avais entendu quelqu’un se moquer de nous et lancer un cassant « Quand on n’a pas d’argent, on ne vient pas ici. Il faut avoir les moyens de ses ambitions ».

Cette phrase résonne toujours dans ma tête, mais elle m’a donné à réfléchir. Car la seule ambition que nous ayons, c’est celle de faire de notre mieux en faveur du patrimoine et certainement pas celle de flatter notre égo à grands coups de selfies et de mousseux tiède servi dans des flutes en plastique.
Pour l’anecdote, j’étais, cette année, invitée au Salon par Monsieur Pascal Payen Appenzeller, le fondateur du célèbre Geste d’Or, afin de remettre un prix pour une prestigieuse réhabilitation.

Si l’idée d’aller « m’oxygéner » quelques heures à Paris me séduisait, après réflexion, j’ai laissé ma « petite robe noire » au placard et mes envies de Paris avec. Car, en analysant la chose, remettre un prix, aussi prestigieux soit-il, ne valait pas les cinq heures de route (minimum) que j’allais faire, le coût du carburant, des péages ainsi que le coût prohibitif du parking. Pour trois minutes de prise de parole, c’était un peu disproportionné. D’autant que ce jour-là, j’ai passé ma journée au téléphone pour tenter de sauver un patrimoine médiéval menacé de démolition et que si je m’étais rendue à cette remise de prix, je ne l’aurai peut-être pas sauvé.

Cette « victoire » m’a permis de me recentrer sur mes priorités, à savoir la sauvegarde du patrimoine et pas celle de mon égo.

La « petite robe noire » attendra sagement dans un placard une autre occasion. Et, peut-être, pourquoi pas, imaginons qu’un jour nous serons de nouveau présents au Salon International du Patrimoine, si mécènes et institutions se rendent enfin compte, qu’accompagner financièrement l’activisme et l’engagement est bien plus intelligent que financer le monde de « l’entre-soi », un monde du patrimoine business où l’on s’intéresse plus à son propre nombril ou à sa dernière partie de golf plutôt qu’à la sauvegarde du patrimoine.

Si vous souhaitez accompagner nos actions, n'hésitez pas à cliquer sur ce lien :
https://www.leetchi.com/c/le-patrimoine-ne-peut-pas-lutter-ensemble-nous-pouvons

EDILIANS : une entreprise qui s'engage !



Des nouvelles de l'Aumônerie Saint-Jacques de Villedieu du Pont de Vau située à La Crèche, dans les Deux-Sèvres.

Pour ceux qui prendraient le train en marche, il y a quelques mois, suite à une discussion avec la Présidente de l'ADANE, association de sauvegarde de l'édifice, Marie-Claude Bakkal-Lagarde, Urgences Patrimoine a lancé un appel afin de trouver 50 m2 de tuiles pour la réfection de la toiture de l'Aumônerie.

Appel entendu par la Société Édilians qui a immédiatement répondu présente et a offert la quantité de tuiles nécessaire pour la sauvegarde de l' édifice.

C'est en début de semaine que l'entreprise Larivière de Niort, dépositaire de la marque Édilians, a effectué la livraison en offrant au passage à l'association ADANE les éléments nécessaires à la pose.

Grâce à l'engagement des entreprises, nous pouvons faire avancer la cause du patrimoine de nos territoires en lui offrant un avenir. Bien au-delà d'une simple défiscalisation, s'engager pour le patrimoine, c'est associer son image et sa marque à une cause nationale. C'est agir pour le bien commun et pour l'économie de son pays, dont le tourisme est l'une des plus grandes richesses. S'engager pour l'avenir du patrimoine, c'est s'engager pour la France.

Un grand merci à Éric Lebeau et à l'ensemble de la société Edilians d'avoir accepté d'agir aux cotés d'Urgences Patrimoine en devenant "Patrim'Acteur".

Vous souhaitez vous aussi devenir Patrim'Acteur ? Alors rejoignez nous et engagez vous pour la sauvegarde du patrimoine de nos territoires.

urgences.patrimoine@gmail.com
urgencespatrimoine.fr

Les moutons de Rouen


Sur les hauteurs de Rouen, les moutons du monument Jeanne d'Arc ont été décapités et attendent maintenant, non sans impatience, de retrouver leur tête, et ainsi pouvoir à nouveau adresser un regard bienveillant sur la ville .

Jeanne enchaînée regarde elle aussi vers Rouen et compte sur tous les amoureux du patrimoine pour "soigner" ses moutons.

Nous comptons sur vous tous pour concrétiser au plus vite ce beau projet de restauration.

Pour apporter votre petite contribution, cliquez sur le lien :
https://www.leetchi.com/c/ensemble-pour-les-moutons-de-bons…

Quand réhabiliter rime avec efficacité

Suite à ma prise de position contre la vente du domaine de Pontigny, certaines personnes m'ont classé dans la catégorie "vieille réac". Or, ceux qui suivent Urgences Patrimoine depuis longtemps savent très bien que je suis la première à défendre les "réhabilitations intelligentes".

À l'heure où la ville de Rouen met en vente quatre de ses églises, je trouve que le projet de ce jeune brasseur est une jolie façon de donner un avenir à l'église Saint-Nicaise .

Un projet économique intéressant, puisque ce secteur à le vent en poupe, mais également un projet solidaire et populaire.

En effet, soucieux de la préservation du patrimoine et de son accessibilité à tous, l'édifice se veut lieu de vie et de partage. Ce projet a été mené en concertation avec les riverains et avec l'association de sauvegarde la Boise de Saint-Nicaise, qui veille sans relâche sur l'église, afin d'éviter toute dérive et surtout une fermeture définitive au public si un autre projet était retenu.

D'ailleurs, parlons-en des autres projets! les appels à candidature sont clos depuis le 30 septembre, mais aucune communication de la part de la municipalité à ce sujet.

Je pense que l'ensemble des amoureux du patrimoine de la ville sont suspendus à ces résultats, mais combien de temps devront-ils attendre, "dieu seul le sait" !!!

Quoi qu'il en soit, Urgences Patrimoine se tiendra aux cotés de La Boise de Saint Nicaise pour défendre ce projet, au cas où la municipalité donnerait la préférence à un autre acteur, qui dénaturerait totalement l'édifice et qui le rendrait inaccessible au public. 

lire l'article du Paris Normandie:
https://www.paris-normandie.fr/actualites/societe/reprise-d-eglises-a-rouen--saint-nicaise-bientot-une-brasserie-et-un-lieu-de-vie-tendance-CK15686703

Pontigny, c'est (bienytôt) fini!



Dans 3 jours, clap de fin pour le domaine de Pontigny.

En effet, la clôture des dossiers pour l'achat du domaine aura lieu le 17 octobre à 17h.

La Présidente de Région, n'a rien voulu entendre et n'a pas cherché de solution avec les élus locaux, notamment avec le Maire de Pontigny qui souhaitait porter un projet afin d'assurer l'avenir du patrimoine de sa commune.

Nous allons sans doute voir "pousser" en ces lieux des galeries commerciales ou autres Mc do !!! La plus grande abbaye cistercienne du monde doit se sentir bien seule en cette veille de vente de tous les bâtiments qui jusqu'alors étaient indissociables de la grandeur de ce site remarquable.

Vous avez été presque 3000 à signer la pétition contre cette vente et même si nous sommes proches de "l'échéance fatale", une petite signature de plus ne peut pas nuire.

D'avance merci.

Pour signer la pétition, cliquez sur le lien :
http://chng.it/zBmSPrFK

Patrimoine "bradé"​ : attention danger !



Ceux qui suivent Urgences Patrimoine depuis longtemps se souviendront sans doute de "l' affaire" des Forges de Baudin, dans le département du Jura.

Le Président du Conseil Départemental avait en 2016 décidé de vendre les "bijoux de famille" dont ces emblématiques forges, témoins d'un passé industriel prospère. Un joli musée en son sein évoquait d'ailleurs admirablement ce passé révolu et entretenait la mémoire collective.

Nous avions fait grand bruit quant à cette "braderie" du patrimoine local et avions suivi de près les propositions des repreneurs éventuels.

Notre préférence allait sans contexte à l'idée de créer ici une école hôtelière, un restaurant, des jardins bio et culture de plantes aromatiques... bref, un projet résolument tourné vers la nature et la transmission du goût, des saveurs et des savoir.

Ce projet n'a pas abouti, mais celui retenu, a eu grâce à nos yeux.

La création d'un musée d'art urbain ( le Mausa ) nous avait à l'époque semblé être une idée originale, résolument tournée vers l'avenir. Et cela donnait en plus un souffle de modernité à un territoire un peu endormi.

Hélas, rien ne s'est passé comme prévu. Le Mausa a très vite fermé ses portes et depuis deux ans le site de Baudin est à nouveau laissé à l'abandon.
D'après certaines sources, l'actuel propriétaire, un important entrepreneur de la région aurait acheté Baudin pour faire plaisir à sa fille, mais à ce jour, aucun projet concret n'a abouti. Le "jouet" n'a pas dû plaire à la progéniture de Monsieur.

Les bâtiments sont à l'abandon et se dégradent chaque jour un peu plus, le presbytère déjà bien malade, est entrain de rendre ses derniers soupirs( entrainant dans sa lente agonie les peintures murales qui ornent ses murs).

Enfin, le Musée des forges, porté pendant des années par des bénévoles passionnés est fermé. L'âme de Baudin s'est éteinte.
Quel avenir pour ce patrimoine? nous n'en savons rien.

La DRAC n'a pas l'air de s'en soucier. C'est sur, les forges de Baudin sont un patrimoine rural, en partie protégé au titre des monuments historiques, mais qui n'ont rien à voir avec Notre Dame de Paris. Alors pourquoi s'en soucier?

Nous allons dans les prochains jours alerter le Préfet qui nous semble être la seule autorité compétente pour redonner un peu d'espoir à ce patrimoine Jurassien oublié.

À l'heure où la Région Bourgogne-Franche Comté s'apprête à "brader" le domaine de l'Abbaye de Pontigny, l'exemple des Forges de Baudin devrait interpeller nos édiles...

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