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Notre-Dame va renaître, mais tous les édifices religieux n'ont pas cette chance.



C’était le 15 avril 2019. Le monde entier était en état de sidération devant Notre-Dame de Paris en flammes.

Un moment de « communion » universelle où bizarrement, tout le monde était catholique, sans brandir l’étendard réprobateur de la laïcité.



Il est tout de même important de rappeler, que personne ne voulait « passer à la caisse » pour restaurer cet édifice emblématique du patrimoine français. Pourtant il fallait « seulement » cinquante millions d’euros avant le drame pour rendre tout son lustre à celle que le monde entier nous envie.

À croire que cet incendie fut providentiel pour que les plus hautes instances se rendent enfin compte de la valeur patrimoniale de l’édifice.

Mais réjouissons-nous, Notre -Dame va renaître de ses cendres comme prévu en décembre, « affublée » de quelques éléments contemporains dont elle n’avait pas vraiment besoin.

Mais il fallait bien justifier les millions récoltés pour sa restauration.

Quand ça coûte, il faut que ça se voit, c’est bien connu.


De cet incendie, nous retiendrons que tout le monde est attaché au patrimoine culturel français. Oui, parce qu’il n’a jamais été question de faire référence au patrimoine cultuel. Notre-Dame ne pouvait être que "culturelle" pour justifier une telle abondance de dons.

Ce fut d'ailleurs un grand débat après l'incendie.


Alors justement, parlons-en du patrimoine cultuel/culturel français de nos territoires.

Il y a en moyenne une église par mois qui subit les ravages des flammes.

Mais de celles-là, on en parle ? parfois oui, quand l’actualité n’est pas très riche, mais sinon on se contente d’un entrefilet dans le journal local et ça ne va pas plus loin.


Église de Romilly-la-Puthenay (27) victime d'un incendie en avril 2021

 

Pourtant, les habitants des communes dont les églises sont meurtries, vivent cela comme un drame, parce que c’est LEUR église, le témoin de l’histoire de leur commune.

Un témoin familier, qu’ils soient pratiquants ou non.

Et demandez donc aux maires de ces communes touchées, s’ils reçoivent la manne providentielle des grands de ce monde pour faire renaître de leurs cendres les édifices dévastés.

Tout au mieux, s’ils sont bien assurés, ils peuvent espérer quelques financements.

Les souscriptions? Pour l’église d’une commune de moins de 1000 habitants, on pourra espérer quelques milliers d’euros, et encore !

 

Un « Plan Cathédrale », afin de sécuriser au mieux les édifices emblématiques du patrimoine religieux français, a été mis en place par le Ministère de la Culture, mais pour les petites églises rurales, rien , ou pas grand-chose.

Et quand des mesures sont prises, c’est à l’initiative hélas trop rares, d’élus conscients de la fragilité de ces édifices. Combien de temps encore allons nous regarder nos églises bruler ?

Mais rassurez-vous braves gens, Notre-Dame ouvrira en décembre, et si Notre-Dame va, alors tout va…

 

En attendant, elles sont nombreuses les églises ravagées par des incendies qui ne sont à ce jour toujours pas restaurées, comme celle de Villeneuve-d’Amont dans le Doubs, qui depuis 2018 attend toujours de renaître.


Église de Villeneuve-d'Amont (25)





 

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