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Saint-André-de-Sangonis: une belle mobilisation pour dire non aux démolitions.

Comme Urgences Patrimoine a la chance d'avoir des membres un peu partout sur l'ensemble du territoire, trois d'entre eux étaient présents à la manifestation organisée à Saint-André-de-Sangonis le samedi 22 juin.

Nous remercions bien sincèrement Josiane Foucault, Jean Graille, et Patrice Wilbois pour leur présence à ce rassemblement.


Soulignons que Patrice Wilbois est architecte, mais c'est en tant que membre de notre association, et surtout en tant que fervent défenseur du patrimoine, qu'il a accepté de nous faire un petit résumé de la situation.





Le combat des habitants pour préserver et transmettre leur histoire,

leur culture et Patrimoine Historique de leur village aux générations futures.



Alors que de longue date le Grenelle de l’Environnement alliant dans sa réflexion environnement, vie humaine, histoire, culture et leur transmission, assurant l’équilibre indispensable de nos territoires, dans ce petit village en terres viticoles des Terrasses du Larzac dont il est d’ailleurs le Coeur, habitants et associations locales ont tenu à manifester pacifiquement et culturellement ce 22 juin leur mécontentement et leur refus

de voir détruire un pan de leur histoire collective.


URGENCES PATRIMOINE a tenu à assurer son soutien par notre présence, avec mes amis et membres Josiane Foucault et Jean Graille, attachés eux aussi à la culture locale.

 

Rassemblés place de la Mairie, nous est offert un cheminement au coeur du centre ancien qui garde les traces des anciennes murailles, comme c’est encore le cas dans quelques rares villages locaux ayant respect du passé, cela jusqu’aux anciens fossés que la végétation luxuriante et les arbres majestueux soulignent des espaces naturels précieux, comme un poumon vert au coeur de bâti ancien.

Le presbytère et les maisons Pappas aux jardins d’exception, rappellent que le village s’est blotti autour d’une première bâtisse née de la volonté de l’évêque de Lodève aux temps passés, avant que des murailles viennent protéger les villageois.



 

Tous ces espaces contribuent de plus à l’accueil d’une faune protégée, qui serait vouée à disparaître si les démolitions et l'abattage des arbres étaient engagées, suggérées par certains, cela au grand dam de la L.P.O. (Ligue de Protection des Oiseaux)



 

Mme Alix Audurier-Cros nous retraça le long historique des lieux ainsi que celui des travaux de recherche archéologique qui demandent à être poursuivis, au grand plaisir des enfants visitant les témoins du passé de leur village que les bulldozers pourraient bien dans quelques temps rayer de la carte.



 

Rappelons que des organismes tels l’ANAH ou le Ministère de la Culture favorisent la protection de l’habitat traditionnel existant à échelle humaine, aidant en cela financièrement à l’entretien, la rénovation ou le confortement du bâti ancien, pour le maintien de la vie locale avec ses traditions, et la valorisation des lieux par leurs habitants, ce qui peut être tout à fait le cas ici.



Pour terminer cette petite présentation, n’oublions pas que la restauration est toujours possible dans la majorité des cas, même si parfois certains états peuvent paraître aux néophytes, irrattrapables. Des confortements simples et traditionnels peuvent être mis en oeuvre par des professionnels d’expérience, et des artisans attachés au patrimoine, comme la région a la chance d’en avoir, la Capeb apportant elle même des appuis constructifs pour la transmission du patrimoine à nos jeunes.

Des opérations des plus «classiques», dont la dernière expérience fut, par la volonté d’un maire d’une petite commune de la vallée de l’Hérault, de préserver la «maison du curé» dont les anciens relataient volontiers l’histoire, en la transformant en un lieu culturel et d’accueil commun, pour la jeunesse et les anciens du village.

Au contraire des préjugés, en choisissant des professionnels compétents, soucieux de la transmission de patrimoine, on peut même espérer des économies budgétaires inattendues. Donc l'argument de la mairie qui s'obstine à dire que la réhabilitation coûterait deux fois plus cher que la démolition/reconstruction, n'est pas recevable.




 

Et, n’est il pas possible sur la commune de penser la médiathèque en autre lieu ?

Quelle fonction actuelle de la Cave Coopérative ?

La ZAC manquant de vie au quotidien ne s’est elle pas récemment agrandie de quelques parcelles ?

Et comme malheureusement dans bien des communes, n’existe t’il pas un bâtiment artisanal désaffecté à l’architecture sans réelle valeur historique ?


Patrice Wilbois


À toutes ces questions, le collectif de sauvegarde aimerait obtenir des réponses, mais le mot "concertation" semble étranger à Monsieur le Maire qui ne semble pas décider à entendre le cri du coeur de ses administrés.


À l'occasion de ce rassemblement, une très belle vidéo a été réalisée par Mathias Leclerc,

et nous vous invitons à la regarder




Regarder le reportage de France 3




 

crédits photographiques : collectif "Presbytère Sangonis" 



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